Illustration représentant Remi
Rémi
Extrêmement BMX !
18 ans, diabétique de type 1

Champion de BMX, Rémi s’est découvert cette passion très jeune. Et ce n’est pas parce qu’il a un diabète qu’il se laisse aller ! Au contraire il apprend chaque jour à mieux contrôler son diabète et fait de la compétition son leitmotiv.

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Rémi : « Finalement, l’hygiène de vie du sportif et celle du diabétique se complètent très bien.»
Jeudi 14 avril 2011

Sous le regard des autres !

Philippe, le père de Rémi : Apprendre à lutter contre les adversaires ou la maladie, ça permet de surmonter les difficultés.

Philippe, le père de Rémi : « Apprendre à lutter contre les adversaires ou la maladie, ça permet de surmonter les difficultés. »

Jusque là j’ai été très positif mais je ne veux pas que l’on me prenne pour l’éternel optimiste ! Etre diabétique de type 1, ce n’est pas toujours simple, notamment avec mon entourage.
D’abord il y a le regard des autres : ceux qui ont peur de côtoyer quelqu’un atteint d’une maladie, ou de vous voir vous faire des injections… Il y a aussi ceux qui vous fréquentent non pas par amitié mais par simple curiosité !
Et puis dans le monde du sport, il n’est pas bon non plus de voir quelqu’un se faire une injection avant la compétition ! Parfois, les regards en disent long… Mais j’ai appris à dépasser tout cela et le temps fait bien les choses : les faux amis se dévoilent… Les vrais restent… Les compétitions se gagnent et la reconnaissance arrive un jour ou l’autre.

Rémi

Samedi 12 mars 2011

Faites du sport !Photo : faites du sport !

Que l’on soit diabétique ou non, le sport est le meilleur moyen de s’exprimer... à tous les niveaux.
Pour ma part, le sport fait partie intégrante de ma vie depuis plus de 10 ans et j’espère vraiment qu’il en fera partie pour longtemps encore.
Croyez-moi, c’est toujours le sport qui me pousse à me lever le matin et qui m’aide à vaincre mon diabète. Je pense que sans sport je ne serais pas aussi en forme…
Rien que pour cela il me faut continuer, je ne peux pas envisager de m’arrêter.
Je trouve que le sport c’est aussi le meilleur moyen d’ouvrir les yeux sur ses propres capacités et de montrer que l’on vaut aussi bien que les personnes non diabétiques.
Alors, si j’ai un conseil à vous donner : essayer, c’est déjà faire un grand pas…

Rémi

Lundi 24 janvier 2011

Des projets et des rêves sportifs !

Mon objectif numéro 1, c’est de performer dans le milieu du sport.

« Mon objectif numéro 1, c’est de performer dans le milieu du sport. »

Cette année, j’accède à la catégorie de courses « Elite » et je veux continuer dans cette voie, celle qui mène à la sélection pour les JO. Même si je suis encore loin d’y être arrivé, c’est mon objectif. L’avenir ? Je ne sais pas de quoi il sera fait. Mais c’est une certitude pour moi, il sera sportif. Je m’y prépare concrètement : cette année je suis dans une Fac de sport pour préparer une carrière dans ce milieu : être coach, ou entraîneur ? Je ne sais pas encore mais mon rêve c’est de travailler dans le domaine du sport et de m’y épanouir… J’espère vraiment y parvenir… Ce dont je suis sûr aujourd’hui, c’est que cela fait plusieurs années que je m’entraîne tous les jours et que le diabète ne m’empêchera pas de faire quoi que ce soit !

Rémi

Mercredi 5 janvier 2011

Des muscles et un moral d’acier !Photo : Rémi au petit-déjeuner

Je ne me considère pas comme quelqu’un à part. Pour moi, je suis un sportif comme les autres et je bénéficie des mêmes entraînements que tous les sportifs de ma catégorie.
J’ai appris à gérer ma maladie et j’ai des personnes autour de moi pour m’aider à concilier ma passion et mon diabète...
Je pense qu’être sportif de haut niveau et diabétique est loin d’être incompatible. Je dirais même que le diabète apporte une rigueur favorable à de bons résultats sportifs.
Sur le plan de l’alimentation, je me suis aperçu que je suivais finalement le même régime que tous les sportifs : on limite les fast-food au maximum, on préfère les féculents, et on se re-sucre tous avant la compétition ! Dans le milieu sportif, on voit en moi le sportif et non le malade !
De plus, être atteint d’une maladie chronique tôt dans la vie, forge le mental… Ca compte énormément pour les compétitions.
Je ne dis pas que c’est une chance d’être diabétique mais je fais avec.

Rémi

Mardi 5 janvier 2010

Affronter les obstacles, c’est mon truc !Photo : Rémi sur son vélo

Le BMX, j’y suis venu par hasard lors d’une journée de démonstration organisée par les associations. J’ai fait mon premier tour de roue à 6 ans et cela m’a vraiment plu. J’ai donc décidé de continuer à pratiquer ce sport avec passion, prêt à défier mes concurrents et à monter sur les podiums ! J’ai ainsi eu la chance d’intégrer un sport-étude à 14 ans, là je pouvais me consacrer à fond à ma passion.
Cet élan a été quelque peu freiné en avril 2006 par l’annonce de mon diabète, j’avais alors 15 ans : comment concilier le BMX avec cette maladie ? Il fallait coûte que coûte que je continue à faire des compétitions.
J’ai donc continué les entraînements, entouré d’une solide équipe médicale à mon école.
Au début cela n’a pas été facile : il y avait les contraintes des injections et puis la glycémie qui n’était pas simple à équilibrer.
Finalement, avec le recul, le diabète m’a renforcé mentalement car j’avais quelque chose à prouver aux autres. Il me pousse encore à me surpasser.

Aujourd'hui, je suis vice champion d’Europe et je suis fier d’en être arrivé là !

Rémi


Mercredi 16 décembre 2009

Gérer son diabète en compétition : une question de timing !

Témoignage de la mère de Rémi, diabétique de type 1

Fanny, la mère de Rémi : « A l’hôpital, ils ont très vite rassuré Rémi sur la possibilité de continuer la pratique de son sport.  »

La compétition de BMX n’est pas très facile à gérer sur le plan du diabète car le BMX est un sport à activité intense mais brève... Comme lors d’un sprint, la durée de l’effort est inférieure à 1 minute !

Au début de la maladie, il a donc fallu quelques courses d’entraînement afin de m’adapter à cet effort spécifique et de pouvoir gérer mes glycémies. C’est vraiment très important car j’ai bien remarqué que si le diabète va bien, les résultats sportifs suivent ! Dans ce sport extrême, il faut faire régulièrement des contrôles glycémiques pour pouvoir être au mieux et avoir de bons résultats.

Comme mon diabétologue ne me suit pas sur les courses, c’est à moi de gérer ! Je fais donc un contrôle glycémique juste avant le départ et un autre dans les 10 minutes qui suivent l’effort, afin de me ressucrer en fonction des résultats de mes glycémies… J’ai appris tout cela au fur et à mesure, entouré par mon entraîneur et les médecins de sport-étude. Aujourd’hui, je me sens suffisamment à l’aise pour m’auto-gérer.


Rémi

Jeudi 19 novembre 2009

Tout simplement comme les autres !Photo : Rémi vérifie que tout va bien

Je ne me plains pas souvent de mon diabète ! Cela se passe bien… J’essaie d’être le plus normal possible.
Je ne me sens pas différent des jeunes de mon âge… En général, je ne dévoile pas ma maladie et personne ne s’aperçoit que je suis diabétique. Bien sûr, mon cercle de copains proches connaît mon diabète, c’est important pour moi… Ils m’apportent tous soutien et écoute. Mais ce sont tous de vrais amis et non des amis « à cause de mon diabète ».
Sinon, comme tout le monde, j’aime voyager et il m’arrive de prendre l’avion et de partir très loin pour des compétitions. Mon médecin m’a appris à gérer les décalages horaires et cela ne me pose pas trop de problèmes.
Je suis juste une personne normale, même si je reste très vigilant sur mon traitement.

Rémi