Illustration représentant Remi
Rémi
Extrêmement BMX !
18 ans, diabétique de type 1

Champion de BMX, Rémi s’est découvert cette passion très jeune. Et ce n’est pas parce qu’il a un diabète qu’il se laisse aller ! Au contraire il apprend chaque jour à mieux contrôler son diabète et fait de la compétition son leitmotiv.

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Rémi : « Finalement, l’hygiène de vie du sportif et celle du diabétique se complètent très bien.»
Mardi 5 janvier 2010

Affronter les obstacles, c’est mon truc !Photo : Rémi sur son vélo

Le BMX, j’y suis venu par hasard lors d’une journée de démonstration organisée par les associations. J’ai fait mon premier tour de roue à 6 ans et cela m’a vraiment plu. J’ai donc décidé de continuer à pratiquer ce sport avec passion, prêt à défier mes concurrents et à monter sur les podiums ! J’ai ainsi eu la chance d’intégrer un sport-étude à 14 ans, là je pouvais me consacrer à fond à ma passion.
Cet élan a été quelque peu freiné en avril 2006 par l’annonce de mon diabète, j’avais alors 15 ans : comment concilier le BMX avec cette maladie ? Il fallait coûte que coûte que je continue à faire des compétitions.
J’ai donc continué les entraînements, entouré d’une solide équipe médicale à mon école.
Au début cela n’a pas été facile : il y avait les contraintes des injections et puis la glycémie qui n’était pas simple à équilibrer.
Finalement, avec le recul, le diabète m’a renforcé mentalement car j’avais quelque chose à prouver aux autres. Il me pousse encore à me surpasser.

Aujourd'hui, je suis vice champion d’Europe et je suis fier d’en être arrivé là !

Rémi


Mercredi 16 décembre 2009

Gérer son diabète en compétition : une question de timing !

Témoignage de la mère de Rémi, diabétique de type 1

Fanny, la mère de Rémi : « A l’hôpital, ils ont très vite rassuré Rémi sur la possibilité de continuer la pratique de son sport.  »

La compétition de BMX n’est pas très facile à gérer sur le plan du diabète car le BMX est un sport à activité intense mais brève... Comme lors d’un sprint, la durée de l’effort est inférieure à 1 minute !

Au début de la maladie, il a donc fallu quelques courses d’entraînement afin de m’adapter à cet effort spécifique et de pouvoir gérer mes glycémies. C’est vraiment très important car j’ai bien remarqué que si le diabète va bien, les résultats sportifs suivent ! Dans ce sport extrême, il faut faire régulièrement des contrôles glycémiques pour pouvoir être au mieux et avoir de bons résultats.

Comme mon diabétologue ne me suit pas sur les courses, c’est à moi de gérer ! Je fais donc un contrôle glycémique juste avant le départ et un autre dans les 10 minutes qui suivent l’effort, afin de me ressucrer en fonction des résultats de mes glycémies… J’ai appris tout cela au fur et à mesure, entouré par mon entraîneur et les médecins de mon école de sport. Aujourd’hui, je me sens suffisamment à l’aise pour m’auto-gérer.


Rémi

Jeudi 19 novembre 2009

Tout simplement comme les autres !Photo : Rémi vérifie que tout va bien

Je ne me plains pas souvent de mon diabète ! Cela se passe bien… J’essaie d’être le plus normal possible.
Je ne me sens pas différent des jeunes de mon âge… En général, je ne dévoile pas ma maladie et personne ne s’aperçoit que je suis diabétique. Bien sûr, mon cercle de copains proches connaît mon diabète, c’est important pour moi… Ils m’apportent tous soutien et écoute. Mais ce sont tous de vrais amis et non des amis « à cause de mon diabète ».
Sinon, comme tout le monde, j’aime voyager et il m’arrive de prendre l’avion et de partir très loin pour des compétitions. Mon médecin m’a appris à gérer les décalages horaires et cela ne me pose pas trop de problèmes.
Je suis juste une personne normale, même si je reste très vigilant sur mon traitement.

Rémi