mon suivi Le suivi médical Les traitements

L’objectif principal du traitement est d’obtenir un bon équilibre de la glycémie, selon l’objectif fixé par votre médecin, quel que soit le type de votre diabète, afin d'éviter l’apparition de complications.

Respectez les prescriptions de votre médecin, suivez le traitement avec soin, adoptez des principes d’hygiène de vie. Tout cela vous permettra d’atteindre votre objectif sans bouleverser votre vie quotidienne.


Les traitements
  1. Les mesures hygiéno-diététiques
  2. Les antidiabétiques oraux (hypoglycémiants)
  3. Les traitements injectables
  4. Comment administrer l’insuline ?
  5. Les sites d’injection de l'insuline
  6. Les déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI)
  7. Quelles sont les aides possibles ?

Les mesures hygiéno-diététiques

La première étape du traitement : mise en place d'une alimentation équilibrée et d'une activité physique régulière

  1. Adoptez de nouvelles règles diététiques
  2. Pratiquez une activité physique
  3. Ces mesures d’hygiène de vie seront maintenues à tous les stades du diabète

Votre médecin vous guidera pour intégrer ce nouveau mode de vie. Pour vous aider, il vous conseillera éventuellement de consulter des thérapeutes spécialisés : diététicien(ne), nutritionniste, etc.

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Les antidiabétiques oraux (hypoglycémiants)

Les antidiabétiques oraux ne s’adressent qu’aux personnes souffrant de diabète de type 2.

Si après 6 mois, le traitement par les mesures hygiéno-diététiques n’est pas satisfaisant (HbA1c > 6% après 6 mois), votre médecin vous prescrira un traitement par antidiabétique oral.
Vous devrez suivre ce traitement en maintenant les mesures hygiéno-diététiques, elles favorisent l’efficacité du traitement.

Il existe 4 grandes familles de comprimés d’antidiabétiques oraux
(hypoglycémiants, c’est-à-dire faisant baisser la glycémie) :

  1. Les médicaments qui réduisent la résistance à l’insuline par une action sur le foie et le muscle
    Les biguanides
  2. Les médicaments qui augmentent la sensibilité de l’insuline au niveau des muscles et des tissus adipeux
    Les insulino-sensibilisateurs appelés les thiazolinediones
  1. Les médicaments qui stimulent la libération d’insuline par le pancréas
    Les insulino-secréteurs. Par exemple les sulfamides hypoglycémiants, les glinides ou les incrétines
  2. Les médicaments qui diminuent l’absorption des sucres après les repas
    Les inhibiteurs de l’alpha-glucosidase

Chacune de ces 4 familles a ses avantages et ses inconvénients. C’est votre médecin qui décidera du traitement qui vous convient le mieux. Il pourra vous prescrire une ou plusieurs familles de médicaments en fonction de l’évolution de votre diabète.

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Les traitements injectables

Les hypoglycémiants injectables

Dans la catégorie des hypoglycémiants, il existe aussi une forme de solution injectable en sous-cutané disponible en stylo injecteur pré-rempli. Cette forme de médicament peut être associée à certains antidiabétiques oraux afin d’améliorer le contrôle glycémique, quand celui-ci n’est pas optimal. La surveillance glycémique peut s’avérer nécessaire en cas d’association aux sulfamides hypoglycémiants.

L’insuline
Illustration : stylo à insuline
  1. L’insuline est la seule hormone capable de faire baisser la glycémie.
    Sa sécrétion par le pancréas est caractérisée par :
    - une sécrétion de base qui s’effectue tout au long de la journée (sur 24 heures) ;
    - une sécrétion autour des repas qui varie en fonction de la composition des repas et de la quantité d’aliments que vous avez consommée.
L’insuline est dosée en UI (Unités Internationales).

Par exemple, une insuline dosée à 30 UI baisse moins la glycémie qu’une insuline dosée à 50 UI.

Les insulines pré-mélangées indiquent 1 ou 2 chiffres, le 1er chiffre indique toujours la quantité d’insuline rapide.


  1. Aujourd’hui, il existe de nombreuses préparations d’insuline.

    On distingue :

    • Les insulines lentes dites basales. Le début de leur action se fera 1 à 4 heures après l’injection selon les différentes marques. Elles servent à couvrir essentiellement les besoins de base en insuline (c’est-à-dire en dehors des repas) tout au long de la journée.

    • Les insulines rapides. Elles permettent d’obtenir un effet rapide au moment des repas. Son action débute immédiatement ou 15 minutes après l’injection.

    • Les insulines pré-mélangées (mélange de lentes + rapides en proportion fixe). Elles permettent d'obtenir une action rapide (15 à 30 minutes) mais également une action prolongée dans le temps (12 à 16 heures).
  1. De nombreux schémas thérapeutiques associant plusieurs insulines dans des combinaisons variées sont disponibles et prescrits.
Attention !
Vous devez obligatoirement associer traitement par insuline et autosurveillance glycémique.

Une autosurveillance glycémique permet d’adapter vos doses d’insuline.
Vous devez effectuer au moins autant de contrôles que d’injections d’insuline.


Le passage au traitement par insuline ne représente pas le stade terminal de votre diabète. Il signifie simplement que votre diabète de type 2 évolue.
Votre médecin adaptera votre traitement médicamenteux en association avec les mesures hygiéno-diététiques.

  1. Pourquoi les traitements doivent-ils être modifiés avec le temps chez la personne atteinte de diabète de type 2 ?

    Avec le temps, la secrétion d’insuline par votre pancréas s’épuise. Il est donc possible que les traitements par antidiabétiques oraux, associés aux mesures hygiéno-diététiques, ne suffisent plus pour équilibrer votre diabète.

    Il faut alors compenser le manque d’insuline habituellement secrétée par le pancréas et en apporter à votre organisme. L’objectif est d’obtenir un bon équilibre glycémique.

  1. Pourquoi traite-t-on le diabète de type 1 avec de l’insuline ?

    L’insuline est indispensable dans le traitement du diabète de type 1. C’est même le traitement de base de ce diabète.

    Pourquoi ? Parce que le diabète de type 1 se caractérise par un déficit absolu en insuline.
    Votre médecin traitant vous prescrira un programme thérapeutique personnalisé selon vos besoins, vos activités, votre mode de vie.
    L’objectif ? Reproduire le mieux possible la sécrétion naturelle d’insuline de votre organisme en dehors et au moment des repas.
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Comment administrer l’insuline ?

Il existe plusieurs voies d'administration :
  1. La voie sous-cutanée (sous la peau).
    L’injection sous la peau est la plus employée. Elle se fait soit à l’aide :
    - de seringues
    - de stylos à insuline (rechargeables ou jetables)
    - d’une pompe à insuline sous-cutanée externe
  2. La voie intraveineuse (dans les veines). C’est le mode d’administration utilisé par le personnel médical dans les situations d’urgence.
  3. La voie intrapéritonéale (dans l’abdomen). On implante dans la cavité abdominale des pompes à insuline.
Il existe également des stylos jetables pré-remplis qui contiennent différents types d’insuline.
L’avantage ? Vous n’avez plus à changer la cartouche.


À chaque nouvelle injection, une nouvelle aiguille.
A chaque personne atteinte de diabète, son stylo d’insuline.

Le stylo à insuline
Le stylo à insuline a remplacé la seringue, qui a été pendant plusieurs années le seul moyen de réaliser des injections d’insuline. Le stylo à insuline supprime l’étape du remplissage de la seringue et simplifie la pratique de l’injection.

Le stylo à insuline contient :
- un support d’aiguille
- une cartouche d’insuline
- un dispositif permettant de sélectionner la dose et de déclencher l’injection. Il s’agit le plus souvent d’un bouton-poussoir.
Illustration : stylo à insuline
La pompe à insuline
Ce système permet de délivrer de l’insuline de manière continue tout au long de la journée et de faire des ajouts avant chaque repas.

La pompe à insuline sous-cutanée externe : c’est un petit appareil externe que l’on accroche à l’aide d’une ceinture. Il est relié à un tuyau (cathéter) se terminant par une aiguille insérée sous la peau. L’aiguille doit être changée tous les jours. Ce système est souvent efficace pour obtenir un bon équilibre du diabète.
Stockage de l'insuline
  1. Avant ouverture, il faut conserver l'insuline au réfrigérateur à une température maintenue entre +2°C et +8°C. Attention : Il ne faut pas congeler l'insuline.
  2. Après la première utilisation, vous pouvez conserver l’insuline entamée à température ambiante (25°C) dans son emballage - flacon, cartouche - ou dans le stylo avec son capuchon. Le délai de conservation est en général de 4 semaines maximum à l'abri de la lumière et d’une chaleur excessive.

Le délai exact de conservation de votre produit est indiqué sur la boite de votre médicament.
N’utilisez jamais l’insuline au-delà de cette date de péremption.

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Les sites d'injection de l'insuline

Les injections peuvent être réalisées sur le ventre ou les cuisses, sur les fesses ou sur les bras .



Les sites d'injection de l’insuline

De face



Pour chaque horaire d’injection, il est recommandé d’utiliser la même zone

(bras ou cuisses…),
tout en variant les points d’injection
afin d’éviter les réactions locales de la peau
(creux, bosses qui disparaissent avec le temps)

Les sites d'injection de l’insuline

De dos

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Les déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI)

Les déchets piquants ou coupants, les bandelettes de contrôle glycémique et les bandelettes utilisées pour rechercher le sucre et l’acétone dans les urines sont appelées « DASRI », c’est-à-dire « déchets d'activité de soins à risque infectieux ».

Quelle est la réglementation concernant les déchets de soin à risque infectieux (appelés DASRI) : seringues usagées, aiguilles pour stylos, etc.?
  1. Votre responsabilité

    Conformément au Code de la Santé Publique, vous êtes légalement responsable de la production de ces déchets, mais aussi de leur élimination.

  2. Où les jeter ?

    Depuis 2003, la législation indique les personnes en automédication doivent jeter leurs DASRI dans une boîte jaune normalisée.

    Ce sont des emballages portatifs à usage unique (capacité < 10L). Ils sont équipés d’une fermeture provisoire et d’une fermeture définitive (quand l’emballage est plein). On les appelle aussi “collecteur “ou “boîte à aiguilles”.
    Ces emballages sont également disponibles en version « mini » (capacité 0,5L).

    Il est formellement interdit d'utiliser tout autre récipient que ces boîtes jaunes. Par conséquent, n'utilisez jamais de boîtes de conserve, de bouteilles en verre ou en plastique, etc.

    Le délai de stockage est régulé. Il ne doit pas dépasser trois mois et une quantité maximale de 5kg/mois.

    Lorsque les collecteurs sont pleins, il est interdit de les jeter dans une poubelle normale ou dans la nature ! Ce sont des déchets ménagers spéciaux. Leur collecte, leur traitement et leur élimination requièrent des précautions particulières.

    Il existe plusieurs modes de collecte ou de dépôt :

    • la pharmacie. Cependant, le pharmacien n’a aucune obligation légale de les prendre,
    • la déchetterie (avec remise d’un bordereau de réception en échange),
    • les locaux spécifiques mis à disposition par les collectivités ou les centres de pompiers.

    Sachez que c’est au maire d’informer ses administrés des conditions d’élimination des DASRI.

    Pour connaître le dispositif le plus proche de chez vous, contactez en premier lieu la mairie de votre domicile et les associations de patients diabétiques. Au besoin, contactez la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) ou l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Energie (ADEME).

    Comment obtenir les collecteurs ?

    Les collecteurs sont disponibles en pharmacie. D’une pharmacie à l’autre, le prix d’un collecteur peut varier de 3 à 5 €.

    Si le remboursement de ces collecteurs n’est pas encore assuré par la Sécurité Sociale, certaines pharmacies, collectivités ou prestataires les délivrent gratuitement.

    Les laboratoires développent également des kits complets (matériel de surveillance et conteneur) conformes aux dispositions réglementaires.

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Quelles sont les aides possibles ?

  1. Votre médecin traitant. C’est lui qui fixe le rythme de vos consultations et des bilans que vous devez effectuer pour suivre l’évolution de votre maladie. Vous pouvez lui parler des problèmes que vous rencontrez. Il répondra à toutes vos questions et cherchera avec vous les solutions les plus adaptées.
  2. Les infirmières qui viennent à votre domicile en cas de besoin ou les infirmières hospitalières si vous êtes hospitalisé ou suivi en hôpital de jour. Elles vous apprennent à bien pratiquer vos soins quotidiens.
  3. Les diététiciennes. Elles vous enseignent comment bien vous nourrir et prévenir les hypoglycémies.
  4. Les maisons et écoles du diabète, les pôles de prévention et d’éducation du patient habituellement installés dans les centres hospitaliers, les réseaux diabète ainsi que les associations de patients diabétiques.
    Ces nombreux lieux d’information et de soutien sont à votre disposition dans toutes les phases de votre maladie.
    Cette aide peut être apportée individuellement et au travers de groupes de discussion animés par une diététicienne, un médecin ou une infirmière. Ils apportent des compléments de connaissance de la maladie, des moyens de se motiver pour modifier votre comportement et un échange avec d’autres malades.

    L’éducation thérapeutique est un élément essentiel dans la prise en charge d’un diabète.
    Les sources d’information et d’éducation sont nombreuses.
    Utilisez-les et sachez-en profiter, afin de trouver les réponses aux nombreuses questions que vous vous posez autour de votre maladie.

    Grâce à ces centres, vous pourrez ainsi :
    1. Mieux comprendre votre maladie, votre traitement et votre surveillance médicale
    2. Mieux connaître les facteurs de risque cardiovasculaire
    3. Maîtriser les gestes techniques de l’auto-surveillance glycémique
    4. Acquérir des compétences techniques sur le traitement, notamment si votre médecin vous a prescrit de l’insuline
    5. Bénéficier de conseils sur la nutrition, l’activité physique et l’hygiène de vie quotidienne
    6. Apprendre à évaluer les conséquences de votre comportement alimentaire et le résultat de vos traitements
    7. Apprendre à analyser une situation particulière et à réagir au mieux
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