ma vie quotidienne Les seniors
La prise en charge du diabète des personnes âgées doit tenir compte de leur situation de dépendance et d’autonomie, de leur état nutritionnel et des pathologies associées au diabète.
Il n’en demeure pas moins que la prise en charge doit être rigoureuse,
tout en tenant compte des spécificités dues à l’âge.
Les personnes âgées présentent souvent des pathologies multiples qui peuvent avoir des impacts sur leur qualité de vie.
Pour ces raisons, des maladies comme le diabète, souvent sans symptôme, peuvent passer quasiment inaperçues ou apparaître comme mineures.
Pourtant, la prise en charge du diabète des personnes âgées mérite autant d’attention que chez l’adulte plus jeune.
Objectifs généraux du traitement
- Réduire les symptômes liés à l’hyperglycémie et prévenir les hypoglycémies
- Dépister, traiter et réduire l’aggravation des complications du diabète
- Prendre en charge les pathologies associées à l’âge et au diabète, afin de réduire le handicap fonctionnel et d’améliorer la qualité de vie
- Impliquer la personne et son entourage dans la prise en charge
Les règles hygiéno-diététiques
peut être perturbée par :
- l’isolement,
- le mauvais état dentaire,
- ou les difficultés économiques.

Quels peuvent être les risques alimentaires spécifiques aux personnes âgées atteintes de diabète ?
- des rations caloriques trop basses
- des rations insuffisantes en glucides
- un risque de carences en oligoéléments et en vitamines
La ration énergétique quotidienne doit être d’au moins 1500 calories. Un régime alimentaire adapté à la personne doit être mis en place et doit respecter ses habitudes de vie.
En cas de surcharge pondérale, une restriction calorique excessive n'est pas conseillée. Le risque est trop grand d’entraîner une perte irréversible des muscles.
Comme pour l’adulte jeune, il est souhaitable de fractionner les prises alimentaires en 3 repas minimum.
En pratique
- Les rations en glucides lents et en protéines, en calcium, en fer et vitamines doivent être suffisantes.
- Les sucres à fort index glycémique sont à consommer de préférence à la fin des repas.
- La diminution des graisses saturées doit aussi être réaliste. Elle peut être compensée par un apport plus important en graisses mono-insaturées et poly-insaturées.
- L’apport de fibres alimentaires est probablement utile. Toutefois, les personnes âgées ont souvent des difficultés pour bien les digérer.
- Il faut éviter les régimes sans sel. Des restrictions trop importantes peuvent être sources d’anorexie (perte d’appétit), de malnutrition ou de déshydratation.
- L’alcool est à consommer avec modération.
Pour en savoir plus : "L'alimentation"
L'activité physique
Une activité physique même faible contribue à améliorer l’équilibre du diabète, c’est une partie importante du traitement.
Marcher régulièrement est vivement recommandé. La gymnastique douce peut être également très bénéfique, autant pour le diabète que pour la souplesse des articulations.
Choisir des activités plus intenses, en tenant compte de l’état général. Au préalable, vérifier bien de ne pas présenter aucune contre-indication cardiovasculaire : il peut être utile d'en parler avec le médecin traitant.
Vigilance sur les traitements
Les anti-diabétiques oraux
En fonction du cas de la personne, le médecin pourra prescrire les traitements les mieux adaptés pour le diabète. Il pourra prescrire de l’insuline et réduire les comprimés antidiabétiques.
L'éducation thérapeutique
Elle est indispensable, mais doit être individualisée, en tenant compte des fonctions mentales et de la motivation de la personne.
Nombreuses sont les personnes âgées pouvant réaliser elles-même leurs injections d’insuline et leur autosurveillance glycémique.
L’éducation est alors au mieux réalisée dans un service spécialisé et doit être renforcée régulièrement. Demandez à votre médecin traitant les adresses utiles à ce sujet.
L'entourage
Lorsque la personne âgée rencontre des difficultés à gérer son diabète par elle-même, l’éducation thérapeutique doit impliquer son entourage. Dans ce contexte, l’évaluation de l’environnement social de la personne âgée est indispensable pour envisager une prise en charge à domicile : proximité de la famille, des amis, des voisins, aides à domicile (infirmières, aides-soignants, kinésithérapeutes...). Au minimum, l’entourage doit connaître impérativement le risque d’hypoglycémie, ses signes et son traitement.
Pour en savoir plus : "Les hypoglycémies"
Les réseaux de soins
La personne âgée peut être suivie par de nombreux spécialistes, les réseaux de soins permettant une coordination et facilite la prise en charge de la personne âgée diabétique.
En l’absence de handicap, le médecin généraliste reste le pivot du système de soins. C’est lui qui assure la poursuite et éventuellement l’adaptation du traitement aux conditions de vie, lorsque ce traitement a été initié en milieu hospitalier.
Au mieux, un diabétologue et un gériatre doivent être associés (et pas uniquement en période de crise) à la prise en charge médicale réalisée par le médecin généraliste (réseau de soin).
Le bilan et le suivi peuvent être réalisés soit en ambulatoire, soit dans une structure hospitalière de jour ou de semaine. Toutefois, la participation du gériatre à la phase d'évaluation est indispensable. Cette collaboration en réseau avec le médecin généraliste va constituer un atout précieux pour le suivi de la personne diabétique.
Le gériatre, et plus rarement le médecin généraliste, sont les coordonnateurs des soins. Ce sont eux travaillent en collaboration avec le diabétologue.
La formation du personnel et la communication entre les divers spécialistes (médecins, infirmières, diététiciennes, pédicures, kinésithérapeutes) et l’entourage sont nécessaires.
L'autosurveillance glycémique
Pour en savoir plus : "L'autosurveillance glycémique"
Les bilans chez la personne âgée
- Tous les 3 mois
- Examen clinique (tension artérielle, poids, état nutritionnel, état général, etc.)
- HbA1c (hémoglobine glyquée)
- Une fois par an :
- Bilan sanguin avec évaluation de la fonction rénale (sauf si une anomalie ou un traitement associé rendent nécessaire un suivi plus rapproché)
- Test à la bandelette urinaire
- Évaluation gérontologique standardisée (fonctions mentales, autonomie, vie sociale, qualité de vie)
- Électrocardiogramme
- Examen ophtalmologique (fond d’œil, recherche d’une cataracte, d’un glaucome)
- Examen des pieds (examen neurologique et vasculaire, recherche de neuropathie, de déformations et/ou de points de pression anormaux)








