ma vie quotidienne Diabète et vie sociale
Quelle est la prise en charge de mon diabète par l’Assurance Maladie ?
Faut-il déclarer ma maladie aux compagnies d’assurances ?
Permis de conduire et diabète ?
Comment gérer mon diabète dans ma vie quotidienne ?
Que dire à mon entourage et comment le dire ?
Les questions que vous vous posez sont nombreuses. Voici quelques réponses.
Les associations peuvent aussi vous informer, vous conseiller et vous assister. N’hésitez pas à les solliciter.
Pour en savoir plus : "Mes liens utiles"
- L’Assurance Maladie
- Le permis de conduire
- Les assurances
- Parler de votre diabète avec votre entourage
- Comment gérer son diabète avec vos habitudes familiales et vos traditions ?
La prise en charge « Affection de Longue Durée » (ALD)
C’est votre médecin traitant qui déclare votre diabète à votre caisse d’Assurance Maladie, dans le cadre de la demande de prise en charge au titre de l’Affection de Longue Durée (ALD).
À cette occasion, il remplit un document appelé « protocole de soins » qui vous assure de la prise en charge à 100 % de tous les soins liés à votre diabète. Vous êtes ainsi exonéré de la part qui reste en principe à la charge de l’assuré (le ticket modérateur).
Elles sont, en revanche, exonérées du forfait de 18 euros concernant les actes lourds et dont le tarif est supérieur à 91 euros.
Cette exonération du ticket modérateur est limitée aux dépenses relevant strictement de votre maladie et de ses complications.
Lorsque l’exonération du ticket modérateur est attribuée au titre de l’invalidité, en raison par exemple de complications invalidantes incompatibles avec le travail, cette exonération couvre l’ensemble des dépenses de santé.

Comment bénéficier de la prise en charge à 100 %
du diabète de type 1 de l’enfant et de l’adolescent ?
La prise en charge à 100 % est acquise si les cycles d’éducation thérapeutique, la formation à la diététique et le soutien psychologique sont dispensés soit à l’hôpital, soit dans des centres d’éducation, soit dans des maisons sanitaires ou encore par des associations de patients.
Parlez-en avec votre médecin traitant,
coordinateur de votre prise en charge et de votre suivi.
Les remboursements
Seuls les lecteurs de glycémie dont l’affichage est limité à une seule unité de mesure (mg/dl ou mmol/dl) et garantis au moins 4 ans sont pris en charge.
Cette prise en charge est assurée pour :
• une attribution tous les 4 ans chez l’adulte
• deux attributions tous les 4 ans chez l’enfant de moins de 18 ans.
La prescription doit contenir :
• le nombre d’autosurveillances glycémiques à réaliser par jour
• l’unité d’affichage souhaitée pour le lecteur de glycémie
Les systèmes réactifs associés (électrodes, bandelettes et capteurs) sont pris en charge pour les conditionnements de 10, 50, 100, 150, et 200 unités.
Les conditionnements de 150 et 200 sont pris en charge sous réserve d’un conditionnement unitaire des réactifs ou de sous-conditionnement en flacon de 25 réactifs se conservant au minimum 3 mois après l’ouverture.
Les stylos injecteurs à aiguilles doivent être conformes à la norme NF EN ISO 11608-1 (2001) relatives aux stylos injecteurs à usage médical
• avec aiguille à cartouches préremplies. La prise en charge est accordée sous réserve de l’inscription de la cartouche adaptée sur la liste des spécialités remboursables
• avec aiguille et réservoir non réutilisable et stérile + ensemble stérile, réservoir et aiguilles adaptés pour le stylo
La prise en charge est assurée pour une attribution par an.
Les appareils autopiqueurs
• seuls les autopiqueurs garantis au moins 1 an sont pris en charge. Cette prise en charge est assurée pour une attribution par an chez l’adulte et deux attributions par an chez l’enfant de moins de 18 ans.
• les lancettes stériles, non réutilisables pour autopiqueurs sont pris en charge pour les conditionnements de 10, 50, 100, 150 et 200.
• Les autopiqueurs à usage unique stériles sont pris en charge pour les conditionnements de 10, 50, 100, 150 et 200.
La podologie peut désormais être prise en charge par l’Assurance Maladie, si le podologue est conventionné. Néanmoins, le nombre de séances remboursées est plafonné :
• pour le grade 2* : 4 séances de soins au maximum par an et par personne.
• pour le grade 3** : 6 séances de soins au maximum par an et par personne
*Grade 2 : neuropathie sensitive associée à une déformation et/ou une artérite des membres inférieurs
**Grade 3 : antécédent d’amputation des membres inférieurs ou d’ulcération du pied
La diététique. Les consultations chez un(e) diététicien(ne) libéral(e) ne sont pas prises en charge dans le cadre de l’ALD. Les prix varient pour chaque professionnel de santé. En revanche, les consultations concernant l’éducation thérapeutique (consultation hospitalière, réseaux de santé, maisons du diabète ...) sont prises en charge dans le cadre de l’ALD. Les consultations diététiques dans ce cadre le sont aussi.
Le vaccin contre la grippe. L'Assurance Maladie prend en charge la vaccination des personnes atteintes de diabètes de type 1 et de type 2, sans condition d’âge.
Le vaccin contre le pneumocoque. Ce vaccin est pris en charge dans le cadre d’un diabète de type1 adulte et d’un diabète de type 2.
L’hospitalisation. La prise en charge à 100% ne concerne que les frais d’hospitalisation proprement dits. Elle ne comprend pas le forfait hospitalier qui reste à votre charge. Même chose pour les éventuels suppléments dits de confort personnel (chambre individuelle, télévision) et pour les dépassements d’honoraires.
Les permis A et B (groupe I, véhicules légers)
Toutes les personnes atteintes de diabète peuvent prétendre à l’obtention d’un permis de conduire pour véhicules légers (permis A ou B).
Toutefois, un arrêté réglemente ce permis.
Lors de votre demande de permis auprès de la préfecture, vous avez obligation de déclarer votre diabète, et ce quelque soit le type de diabète dont vous souffrez. Cette déclaration n'est cependant pas obligatoire si vous avez obtenu votre permis (A ou B) avant de devenir diabètique. Votre permis, dans ce cas reste à validité permanente, sauf en cas d'infraction grave et sur avis de la commission médicale.
La commission médicale détermine la durée de validité du permis de conduire qui peut être définitif ou temporaire selon votre état de santé.
Pour les autorisations temporaires, elle peut varier de 6 mois à 5 ans.
3 situations se présentent :
• Si vous êtes traités par des médicaments stimulant l’insulinosécrétion ou traités par une seule injection d’insuline le soir au coucher : avis spécialisé si nécessaire, l’évaluation médicale portera sur le risque hypoglycémique.
• Si vous êtes traités par insuline (injection unique la journée ou multiples) pour un diabète de type 1 ou 2, l’évaluation médicale portera sur les risques cardiovasculaires, l’altération visuelle et les complications rénales.
Le permis du groupe II (poids lourds, transports en commun, taxis, ambulances)
Si vous avez un diabète de type 1, vous ne pouvez pas y prétendre.
Toutefois, dans certains cas particuliers, une compatibilité temporaire peut être envisagée, mais toujours avec la plus extrême prudence.
Dans ce cas, conduire sur de longues distances ou sur de longues durées est vivement déconseillé. Le médecin sera particulièrement vigilant dans l’évaluation du risque hypoglycémique. Un avis ophtalmologique avec recherche de rétinopathie diabétique est demandé.
Pour les diabètes de type 2, une commission médicale autorise ou non la délivrance pour une durée variable, selon votre état de santé (acuité visuelle, risque cardiovasculaire, …) et la nature de votre traitement. Ainsi, une compatibilité temporaire est désormais possible pour la conduite diurne évaluée en tenant compte du risque d’hypoglycémie, à condition que le diabète soit traité par une seule et unique injection d’insuline par jour, le soir (au dîner ou au coucher)
Il est préférable qu'il connaisse votre maladie, ses conséquences et les mesures à prendre en cas de besoin. Ne serait-ce que pour vous venir en aide !
Pour vous aider, votre entourage doit apprendre et savoir :
- identifier et détecter les signes annonciateurs d’une hypoglycémie, comme vos changements d’attitude ou d’humeur ;
- les gestes qui peuvent vous sauver, notamment en cas d’hypoglycémie ;
Pour en savoir plus : "Les hypoglycémies"
- ajuster son mode de vie au vôtre, et adopter certains aspects de votre nouvelle hygiène de vie (activité physique, alimentation équilibrée). Au moins vous encourager, vous aider et vous comprendre ;
- adapter les comportements aux situations, qu’elles soient prévisibles (voyages, ...) ou imprévisibles !
Les habitudes familiales et les traditions influencent fortement notre façon de manger et ce que nous pensons être bon pour nous. Dans la rubrique alimentation, vous trouverez quelques conseils pour adopter une alimentation équilibrée en accord avec vos habitudes, votre culture et votre mode de vie personnel.
Pour en savoir plus : "L’alimentation"Parlez-leur de vos doutes, de vos réflexions...
Le jeûne
Une personne atteinte de diabète, sous traitement antidiabétique qui pratique les périodes de jeûne peut risquer un coma hypoglycémique.
- Si vous prenez seulement des comprimés, le jeûne est possible. À la condition de porter une attention particulière aux aliments consommés après le jeûne. Une discussion préalable avec votre médecin est toujours nécessaire pour décider quand et comment prendre les comprimés.
- Si vous êtes traité par insuline, discutez absolument avec votre médecin avant de commencer toute période ou type de jeûne.
La période du jeûne est, le plus souvent, un moment de déséquilibre important des glycémies chez les personnes atteintes de diabète.
Si vos glycémies sont déjà élevées, votre médecin peut vous déconseiller de pratiquer le jeûne.
Si vous tenez à pratiquer le jeûne avec votre famille et vos amis,
une discussion préalable avec votre médecin traitant est nécessaire.
Il y a plusieurs causes à ce déséquilibre :
- Les repas pris entre le coucher et le lever du soleil sont souvent très « riches » (plus de sucre, plus de gras et en plus grande quantité). Cela augmente le risque de glycémies trop élevées dans la nuit, ainsi que le matin au réveil.
- A contrario, vous pouvez être sujet à des hypoglycémies dans la journée.
Les pèlerinages
Pendant le pèlerinage, surveillez vos glycémies, pensez à manger et à boire régulièrement, tout en suivant votre traitement. Et faites attention à vos pieds car vous serez susceptible de beaucoup marcher !
Selon le traitement que vous avez, vous devez impérativement consulter votre médecin avant de partir en pèlerinage.








