
c’est du béton !
54 ans, diabétique de type 2
Entre son travail et le bricolage, pas de temps à perdre. Depuis l’annonce de sa maladie, il y a 15 ans, jusqu’à maintenant, il a su apprivoiser son diabète en apprenant les règles du jeu. Maintenant l’avenir est devant lui.
L’avenir est devant moi !
Au début je l’avoue, je n’acceptais pas ma maladie… Prendre un traitement régulièrement tous les jours ce n’était pas une vie pour moi ! Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai enfin admis l’idée de me traiter! Je sais qu’il y va de ma qualité de vie.
Si j’arrête de faire ce que l’on m’a conseillé, la sanction arrive: les symptômes, le diabète qui s’aggrave. Le diabète lui, il est là , il ne vous oublie pas, il évolue toujours.
Aujourd’hui, oui, j’ai changé, grâce à l’appui de mon médecin, des personnes du service de diabétologie mais aussi de ma femme. J’ai adopté une autre philosophie : j’ai un diabète et je me soigne ! J’essaie de l’oublier mais je n’oublie pas de me traiter.
J’ai envie de profiter de la vie même si je sais que la maladie sera toujours là, je me dis que l’avenir est devant moi.
Jean-Claude
Suivre les conseils de la nutritionniste m’a permis de me sentir mieux dans ma tête et mon corps !
J’encourage vraiment les personnes qui ont un diabète, comme moi, à prendre de bonnes habitudes alimentaires. Pour moi cela est devenu une évidence.
m’expliquer comment je pourrai
manger à ma faim ! »
Je m’explique : après 6 mois de suivi par ma nutritionniste, j’ai ressenti très rapidement les effets de mes efforts sur mon poids… Et je peux vous dire que c’était valorisant, ce n’était pourtant pas un régime strict... Ce n’est pas mon truc à moi de ne pas manger. Il s’agissait plutôt de corriger mes erreurs alimentaires.
Et j’ai aussi vite vu les bienfaits sur ma glycémie. Mon diabète était bien mieux équilibré alors qu’avant mes taux de sucre variaient tout le temps. Je me sentais mieux dans mon corps et dans ma tête !
Cela vaut vraiment le coup et je remercie ma nutritionniste qui m’a vraiment aidé à adopter une bonne hygiène de vie.
Si j’ai un conseil à donner c’est de consulter un diététicien ou un nutritionniste pour discuter des habitudes alimentaires, et aussi pour corriger les erreurs que l’on fait sans s’en rendre compte.
Ma femme est devenue experte en diététique car c’est elle qui fait la cuisine, c’est presque la 1ère concernée !!
Jean-Claude
Je ne veux pas parler de régime, je parle de nouvelles habitudes alimentaires !
Aujourd’hui je voudrais vous parler de mon régime... Je l’ai mis en place lorsque mon médecin m’a adressé au centre de diabétologie... Là, j’ai vu une nutritionniste qui m’a tout expliqué... En fait ce n’était pas bien compliqué, mais il fallait que l’on m’apprenne ! C’est toujours la même histoire, si on vous impose des choses et que vous ne comprenez pas, c’est toujours difficile à suivre...
La nutritionniste m’a donné des documents avec des listes d’aliments, avec les associations déconseillées, les quantités à respecter... Et là c’était bien plus facile de savoir comment « bien » manger, c’était plus concret. Je n’avais même pas réellement l’impression qu’il s’agissait de me restreindre... En fait j’ai pris de nouvelles habitudes alimentaires... Et quand j’y pense, c’est plutôt du bon sens.
Ma femme m’aide beaucoup car c’est elle qui fait les courses, la cuisine... Elle fait attention maintenant à ne pas me tenter en remplissant le réfrigérateur ! Aujourd’hui par exemple, elle remplace souvent le fromage que je mangeais en trop grande quantité par des yaourts... Je sais qu’elle fait aussi attention à cuisiner moins gras.
Maintenant, pour moi, manger tout en me faisant du bien, je trouve cela réconfortant... Et je peux même parfois me permettre des petits écarts. J’ai appris cela aussi...
Bon appétit !
Jean-Claude
J’ai compris qu’il fallait savoir en parler, savoir poser des questions
Au moment de l’annonce de mon diabète, je n’ai pas cherché à en savoir plus sur ma maladie... Je ne me sentais pas malade. Donc pour moi, ce n’était pas important... Je n’avais pas particulièrement besoin de soutien... Autour de moi, je n’en parlais pas, même pas avec mon médecin. Il est vrai que je ne lui posais pas de questions non plus, soyons honnête !
Je ne sais pas pour les autres, mais moi, je suis aujourd’hui convaincu qu’il est important d’avoir le plus d’informations possible sur sa maladie... Cela m’a permis de comprendre l’intérêt de me traiter... Maintenant j’en parle ouvertement avec mon médecin traitant mais aussi avec les personnes du centre de diabétologie, je leur pose des questions, je me renseigne...
Je ne vais pas dans des associations parce que ce n’est pas mon truc, mais en écoutant parler les autres personnes autour de moi, au centre par exemple, je pense que cela peut être utile à des personnes qui en ont besoin...
Bonne journée,
Jean-Claude
Annonce de ma maladie
On a diagnostiqué mon diabète il y a environ 15 ans. C’est vrai, j’avais des troubles de la vue depuis longtemps, mais je les ai associés à mon stress, au travail... Je pense que mon diabète, en fait, je l’avais déjà depuis un bout de temps.
Enfin bref, j’ai fait une prise de sang et c’est mon épouse qui est allé chercher les résultats... Moi je ne m’en souciais pas. Et puis j’étais pris par mon travail : je suis coordinateur de travaux, je n’arrête pas !
Pour revenir à mes analyses, le médecin du laboratoire a tout de suite demandé à ma femme si je n’étais pas dans le coma !!! Avec un taux de glycémie à plus de 4 g/L, j’aurais dû être hospitalisé depuis longtemps ! Je pense que c’était les nerfs qui me maintenaient debout.
Je suis allé voir le médecin qui m’a parlé de cachets à prendre et m'a recommandé un régime, et puis voilà. Pour moi, je prendrais ces cachets et on n'en parlerait plus... Comme pour un mal de gorge ! Alors, sur le moment, apprendre que j’avais du diabète ne m’a pas angoissé plus que ça...
Je ne sais pas comment ça se passe pour les autres, mais moi, au départ, je n’ai vraiment pas pris la mesure de cette maladie... Je pensais que cela ne changeait rien... Je n’avais pas compris... Enfin pas tout de suite...
Jean-Claude








